Créer une SAS à Marseille : apports au capital et actions de préférence — JTEC Conseil 13012
Dernière mise à jour : 18 sept.

Sommaire
Introduction
La société par actions simplifiée doit sa popularité à la liberté qu'elle laisse aux associés dans l'organisation de leur capital. Cette souplesse a une contrepartie : ce que les statuts ne prévoient pas n'existe pas.
Les apports constituent la première brique du montage. Numéraire, nature ou industrie : chaque forme obéit à des règles distinctes de libération, d'évaluation et de contrepartie.
Les actions de préférence complètent le dispositif en dissociant droits financiers et droits politiques. Un expert-comptable entrepreneur à Simiane-Collongue sécurise ces arbitrages avant la signature des statuts.
Après avoir détaillé la transformation d'une SAS en société anonyme, ce guide revient en amont du cycle de vie de la société. Au moment précis où le capital se compose.
Pourquoi le capital d'une SAS se construit sur mesure
La SAS est régie par les articles L. 227-1 et suivants du Code de commerce. Aucun capital minimum n'est imposé : le montant relève de la seule décision des associés.
Cette liberté est trompeuse. Un capital réduit à sa plus simple expression fragilise la crédibilité bancaire et la capacité d'autofinancement du premier exercice.
Un capital calibré sur le besoin de financement
Le capital social finance le besoin en fonds de roulement initial et les premiers investissements. Il joue aussi un rôle de signal auprès des fournisseurs et des établissements de crédit.
Le cabinet raisonne à partir du prévisionnel financier avant de figer un montant. Le plan de financement distingue ce qui relève du capital et ce qui relève du compte courant d'associé.
Le compte courant présente l'avantage de la réversibilité, le capital celui de la solidité affichée au bilan. L'équilibre entre les deux se décide dossier par dossier.
Les apports en numéraire : souscription et libération
L'apport en numéraire est une somme d'argent versée en contrepartie d'actions. En SAS, la moitié au moins doit être libérée à la constitution, le solde dans un délai de cinq ans.
Souscrire et libérer sont deux opérations distinctes. La souscription engage l'associé sur la totalité, la libération correspond au versement effectif.
Le compte bloqué et le déblocage après le K-bis
Les fonds sont déposés sur un compte bloqué avant la signature des statuts. Le dépositaire délivre une attestation indispensable au dossier d'immatriculation.
Le déblocage intervient sur présentation de l'extrait K-bis. Un expert-comptable entrepreneur à Sausset-les-Pins cale ce calendrier avec la banque pour ne pas retarder les premières dépenses.
La libération partielle emporte une conséquence fiscale directe. Le taux réduit d'impôt sur les sociétés prévu à l'article 219 du CGI suppose un capital entièrement libéré.
Apports en nature et commissaire aux apports
L'apport en nature transfère un bien à la société : matériel, véhicule, fonds de commerce, brevet ou titres de participation. Il doit être libéré intégralement dès la constitution.
Chaque bien fait l'objet d'une évaluation reprise dans les statuts. La sincérité de cette valeur engage directement les apporteurs.
Quand la dispense de commissaire aux apports s'applique
Les associés peuvent écarter le commissaire aux apports à double condition. Aucun apport ne doit dépasser le seuil réglementaire et l'ensemble des apports en nature doit rester inférieur à la moitié du capital.
Les deux conditions sont cumulatives. La décision de dispense doit être prise à l'unanimité des associés.
La dispense n'efface pas la responsabilité. Les associés répondent solidairement de la valeur retenue pendant cinq ans à l'égard des tiers.
Évaluer un fonds de commerce ou un actif incorporel
Un fonds de commerce apporté à la SAS suppose une méthode d'évaluation défendable : rentabilité, comparables du secteur ou actif net corrigé. Le rapport doit résister à un contrôle ultérieur.
L'apport d'un brevet ou d'un logiciel appelle la même rigueur documentaire. Un expert-comptable entrepreneur à Sénas constitue le dossier justificatif en amont de la signature.
L'apport en industrie, une spécificité de la SAS
La SAS admet l'apport en industrie. Un associé met à disposition son savoir-faire, son travail ou sa notoriété plutôt qu'un bien ou une somme.
Ces apports ne concourent pas à la formation du capital social. Ils ouvrent droit à des actions inaliénables, attribuées selon les modalités fixées par les statuts.
Le partage des bénéfices, le droit de vote et la durée de l'engagement doivent y être précisés. À défaut, la part de l'apporteur en industrie s'aligne sur celle du plus petit apporteur en capital.
Cette faculté distingue nettement la SAS de la société anonyme, qui l'ignore. Elle permet d'associer un profil technique sans trésorerie à un partenaire financier.
Le montage se rencontre dans les projets industriels et artisanaux du département. Un expert-comptable entrepreneur à Signes en rédige les contours avec l'avocat rédacteur des statuts.
Les actions de préférence en pratique
Les articles L. 228-11 et suivants du Code de commerce autorisent l'émission d'actions assorties de droits particuliers. Ces droits peuvent être temporaires ou permanents.
Dividende prioritaire, droit de vote multiple ou suspendu, information renforcée, droit de veto sur certaines décisions : la palette est large. Les statuts en fixent le contenu et les conditions de conversion.
Les usages fréquents dans les dossiers accompagnés
Le schéma le plus courant conserve le contrôle opérationnel au fondateur tout en offrant une préférence financière à l'investisseur. Les droits politiques et les droits pécuniaires cessent d'être proportionnels.
Une seconde configuration récompense un associé opérationnel par un dividende majoré tant qu'il exerce ses fonctions. La préférence disparaît à son départ.
Émission à la constitution ou en cours de vie sociale
Créer les actions de préférence dès les statuts évite une assemblée extraordinaire ultérieure. L'émission en cours de vie sociale reste possible, avec l'intervention d'un commissaire aux avantages particuliers dans certains cas.
Anticiper coûte moins de formalisme que corriger. C'est l'un des points systématiquement abordés lors du rendez-vous de constitution.
Les clauses statutaires qui encadrent le capital
La SAS autorise des clauses que les autres formes admettent mal : agrément, préemption, inaliénabilité temporaire, exclusion d'un associé, sortie conjointe. Toutes trouvent leur place dans les statuts.
La différence avec un pacte extra-statutaire n'est pas cosmétique. Une clause statutaire violée entraîne la nullité de la cession, là où le pacte n'ouvre droit qu'à des dommages et intérêts.
Articuler statuts et pacte d'associés
Les statuts sont publics, le pacte reste confidentiel. La répartition entre les deux documents relève d'un arbitrage entre sécurité juridique et discrétion.
Un expert-comptable entrepreneur à Septèmes-les-Vallons apporte la lecture financière de ces clauses. Les modalités de valorisation en cas de sortie méritent une attention particulière.
De la signature des statuts à l'extrait K-bis
Le parcours est balisé. Dépôt des fonds, signature des statuts, publication d'un avis dans un journal d'annonces légales, puis dépôt du dossier au guichet unique des formalités des entreprises.
Le greffe procède ensuite à l'immatriculation au registre du commerce et des sociétés. L'extrait K-bis matérialise la naissance de la personne morale.
La déclaration des bénéficiaires effectifs accompagne le dossier. La nomination du président et l'adresse du siège figurent parmi les mentions obligatoires.
Le choix du siège social dans les Bouches-du-Rhône
Domicile du président, local commercial, pépinière d'entreprises ou société de domiciliation : chaque option a ses conséquences fiscales et contractuelles. La contribution foncière des entreprises se rattache à la commune du siège.
Les créateurs installés à Aix-en-Provence, Aubagne, Vitrolles ou Marseille n'obéissent pas aux mêmes contraintes de bail. Le cabinet vérifie la compatibilité du siège retenu avec l'activité déclarée.
SAS, SASU ou SARL : arbitrer le montage
Le président de SAS relève du régime des assimilés salariés. Le gérant majoritaire de SARL dépend du régime des travailleurs non salariés, avec des assiettes et des taux de cotisations différents.
L'arbitrage ne se joue pas uniquement sur le poids des cotisations. La couverture sociale, le traitement des dividendes et la souplesse statutaire pèsent tout autant.
La SAS relève de l'impôt sur les sociétés par défaut. Une option temporaire pour l'impôt sur le revenu reste ouverte aux sociétés récentes remplissant les conditions de l'article 239 bis AB du CGI.
Passer de la SASU à la SAS sans rupture
L'entrée d'un second associé transforme mécaniquement la SASU en SAS. Aucune création de société nouvelle n'est requise, mais les statuts doivent être adaptés à la pluralité d'associés.
Anticiper cette évolution dès la rédaction initiale évite une refonte complète. C'est la recommandation constante du cabinet aux créateurs qui envisagent d'ouvrir leur capital.
Tableau comparatif des trois formes d'apports
Critère | Numéraire | Nature | Industrie |
Objet apporté | Somme d'argent | Bien corporel ou incorporel | Savoir-faire ou travail |
Entre dans le capital | Oui | Oui | Non |
Libération | Moitié à la constitution | Intégrale immédiate | Successive dans le temps |
Contrôle externe | Attestation du dépositaire | Commissaire aux apports sauf dispense | Aucun |
Titres reçus | Actions cessibles | Actions cessibles | Actions inaliénables |
Risque principal | Perte du taux réduit d'IS | Surévaluation et responsabilité | Statuts imprécis |
Ils nous ont fait confiance
« Nous étions trois à lancer notre bureau d'études : deux financeurs et un ingénieur qui apportait uniquement son expertise. JTEC Conseil a structuré les apports, fait intervenir le commissaire aux apports pour le matériel et créé deux catégories d'actions de préférence. Chacun a obtenu exactement les droits que nous avions négociés, écrits noir sur blanc dans les statuts. » — Karim, président d'un bureau d'études à Aubagne |
Questions fréquentes
Faut-il un capital minimum pour créer une SAS ?
Non, la loi n'impose aucun montant plancher. Le capital se détermine à partir du prévisionnel et du besoin en fonds de roulement du premier exercice.
Quelle part du capital doit être libérée à la constitution ?
La moitié au moins des apports en numéraire, le solde dans les cinq ans. Les apports en nature sont libérés intégralement dès la constitution.
Le commissaire aux apports est-il toujours obligatoire ?
Non. Les associés peuvent s'en dispenser à l'unanimité lorsque aucun apport en nature ne dépasse le seuil réglementaire et que leur total reste inférieur à la moitié du capital.
Un apport en industrie donne-t-il droit à des dividendes ?
Oui, selon les modalités que les statuts fixent expressément. À défaut de précision, la part de l'apporteur en industrie s'aligne sur celle du plus faible apporteur en capital.
Peut-on créer des actions de préférence après l'immatriculation ?
Oui, par décision collective des associés et modification des statuts. Un commissaire aux avantages particuliers intervient lorsque la préférence bénéficie à un associé nommément désigné.
Une SASU peut-elle devenir une SAS sans nouvelle immatriculation ?
Oui. L'arrivée d'un second associé suffit, la personne morale reste identique et seuls les statuts doivent être mis à jour au greffe.
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