Facturation électronique 2026 : obligations, PDP, e-reporting — guide pratique pour TPE-PME à Marseille
- 21 mai
- 10 min de lecture

Sommaire
Introduction
La facturation électronique obligatoire entre assujettis à la TVA en France entre dans sa phase de déploiement effective à compter du 1er septembre 2026. Le dispositif, porté par l'ordonnance n°2021-1190 et la loi de finances rectificative pour 2022, impose à toutes les entreprises établies en France une réception électronique des factures dès cette date.
Pour une TPE-PME marseillaise, la réforme va bien au-delà d'un changement de format : elle restructure le circuit comptable, impose le recours à une plateforme agréée et déclenche un nouveau régime de sanctions inscrit à l'article 1737 du Code général des impôts.
Le présent guide, rédigé par JTEC Conseil — cabinet d'expertise-comptable et commissariat aux comptes installé au cœur de Marseille 13012, détaille les obligations, le calendrier, la mécanique e-invoicing et e-reporting, ainsi que les coûts cachés du paramétrage logiciel pour un dirigeant qui ne dispose pas d'un service comptable interne.
Sont abordés successivement : le cadre juridique, le périmètre exact des opérations concernées, le choix entre Portail public de facturation et Plateforme de dématérialisation partenaire, les nouvelles mentions obligatoires, le format Factur-X, la transmission des données de transaction, la mise à niveau de l'ERP et les sanctions encourues.
Un expert-comptable à Marseille spécialisé dans l'accompagnement TPE-PME, comme JTEC Conseil, sécurise le passage en cinq étapes : audit du circuit factures, choix de la plateforme, paramétrage du plan comptable, tests d'émission-réception, formation des équipes.
Cadre légal et calendrier 2026-2027 : ordonnance, LFSS et entrée en vigueur
L'ordonnance n°2021-1190 du 15 septembre 2021 a posé les bases juridiques de la généralisation de la facturation électronique en France. Le texte transpose la directive 2014/55/UE et s'inscrit dans la trajectoire européenne ViDA (VAT in the Digital Age).
La loi de finances 2024 a finalisé le calendrier après plusieurs reports : 1er septembre 2026 pour la réception obligatoire par toutes les entreprises et l'émission par les grandes entreprises et ETI ; 1er septembre 2027 pour l'émission obligatoire par les PME et microentreprises.
Concrètement, à compter du 1er septembre 2026, aucune TPE marseillaise ne peut refuser une facture électronique émise par un fournisseur. Le format papier ou PDF par e-mail ne suffit plus pour une opération B2B domestique réalisée avec un assujetti à la TVA.
La réforme repose sur deux briques complémentaires : l'e-invoicing (transmission dématérialisée des factures B2B France-France) et l'e-reporting (transmission à l'administration des données des opérations B2C, intracommunautaires et exportations).
Pour comprendre l'impact comptable détaillé, consultez notre article comptabilité des professions libérales à Marseille en 2026, qui détaille le traitement des recettes-dépenses en BNC sous le nouveau régime.
Périmètre : facturation électronique B2B et e-reporting
Le périmètre de l'e-invoicing concerne strictement les opérations B2B domestiques entre deux entreprises établies en France et assujetties à la TVA. La facture transite obligatoirement par une plateforme agréée et au format structuré.
L'e-reporting couvre les opérations exclues de l'e-invoicing : ventes B2C aux particuliers, livraisons intracommunautaires, exportations hors UE, prestations de services à un assujetti étranger. Ces données sont transmises périodiquement à la DGFiP.
Sont également visées les données d'encaissement pour les prestations de services soumises à la TVA sur les encaissements. L'administration croisera ainsi les flux pour pré-remplir les déclarations CA3 et lutter contre la fraude carrousel.
Une TPE qui réalise uniquement des prestations B2C, comme un coiffeur du 13012 ou un cabinet d'esthétique, est concernée par l'e-reporting mais pas par l'e-invoicing. Une SAS marseillaise vendant exclusivement à des entreprises françaises bascule, elle, en e-invoicing pur.
La comptabilité de chaque flux (B2B France, B2B UE, B2C, hors UE) doit être paramétrée distinctement dans le logiciel pour orienter automatiquement chaque facture vers le bon canal. C'est l'un des chantiers d'analyse prioritaires.
PPF ou PDP : choisir sa plateforme de dématérialisation
Le Portail public de facturation (PPF), opéré par l'Agence pour l'informatique financière de l'État, est l'extension de Chorus Pro déjà utilisé pour la facturation des marchés publics. Il offre un socle gratuit avec des fonctionnalités basiques.
Une Plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) est un opérateur privé immatriculé par la DGFiP après audit technique et sécurité. La liste des PDP immatriculées est publiée et mise à jour sur le site impots.gouv.fr.
Le choix se fait sur cinq critères : intégration native avec votre ERP ou logiciel comptable, volumétrie mensuelle de factures, présence de fonctionnalités avancées (relances automatiques, signature électronique, archivage probant), coût par flux et accompagnement clientèle.
Pour une TPE marseillaise éditant moins de 50 factures par mois, le PPF gratuit suffit souvent. Au-delà de 200 factures par mois ou en présence d'un système d'information existant, une PDP est généralement plus rentable et plus fluide.
L'annuaire central des entreprises est tenu par le PPF et recense chaque destinataire avec son SIREN, son code routage et sa plateforme préférentielle. Cet annuaire est consultable par toutes les plateformes pour acheminer correctement les factures.
Mentions obligatoires et formats Factur-X, UBL, CII
Aux 14 mentions historiques de l'article 242 nonies A de l'annexe II du Code général des impôts s'ajoutent quatre nouvelles mentions obligatoires : numéro SIREN du client, adresse de livraison si différente, nature des opérations (biens, services ou mixte), option pour le paiement de la TVA sur les débits.
La norme européenne EN 16931 définit le socle sémantique commun. En France, trois formats syntaxiques sont autorisés : Factur-X (format hybride PDF/A-3 avec XML embarqué), UBL (Universal Business Language) et CII (Cross Industry Invoice).
Le Factur-X est le format le plus adapté aux TPE-PME : la partie PDF reste lisible humainement tandis que le XML structuré est exploitable par les plateformes et la comptabilité. C'est le standard de fait recommandé par le FNFE-MPE.
Les factures émises hors plateforme agréée seront rejetées par le destinataire dès le 1er septembre 2026. Un PDF envoyé par e-mail à un client français assujetti, hors d'une PDP ou du PPF, perd toute valeur probante au regard de la TVA déductible.
L'archivage électronique probant reste obligatoire pendant dix ans conformément aux articles L. 102 B et L. 102 C du Livre des procédures fiscales. La PDP ou le logiciel peut assurer cet archivage en respectant la norme NF Z42-013.
E-reporting : données de transaction et d'encaissement à transmettre
L'e-reporting impose la transmission périodique à la DGFiP de deux types de flux : les données de transaction (montant HT, taux et montant de TVA par taux, devise, période, nature) et les données d'encaissement pour les prestations de services à la TVA sur encaissements.
La fréquence de transmission dépend du régime de TVA : tous les dix jours pour les redevables au régime réel normal mensuel, mensuelle pour le réel normal trimestriel et le réel simplifié, bimestrielle pour la franchise en base avec option e-reporting.
Pour une profession libérale en BNC sous régime micro, la transmission s'effectue tous les deux mois. Les recettes encaissées en espèces ou par chèque doivent être déclarées via le canal PPF ou PDP, ce qui implique une saisie ou une remontée automatique depuis le logiciel de caisse.
Toute omission de transmission d'e-reporting ouvre droit à une amende fiscale de 250 € par transmission manquante, plafonnée à 45 000 € par année civile et par entreprise selon l'article 1737 du CGI.
La réconciliation comptable entre l'e-reporting et la déclaration CA3 doit être tracée mensuellement par l'expert-comptable, sous peine d'écarts qui déclencheront des demandes d'information de la part du service des impôts des entreprises (SIE) de Marseille.
Préparer le système d'information : ERP, logiciel et comptabilité
La première étape consiste à cartographier les flux factures : volumétrie mensuelle, typologie B2B/B2C/intracommunautaire, canaux d'émission actuels (PDF par e-mail, papier, Chorus Pro). Cette cartographie conditionne le choix PDP ou PPF.
Le logiciel de facturation ou l'ERP doit être mis à niveau pour générer du Factur-X, UBL ou CII conforme à la norme EN 16931. La plupart des éditeurs (Sage, Cegid, Pennylane, EBP, QuickBooks) proposent des modules dédiés ou des partenariats PDP.
Le plan comptable général doit être enrichi de comptes auxiliaires distincts pour les flux B2B France, B2B UE, B2C et hors UE, afin de permettre l'orientation automatique de chaque facture vers le bon canal de transmission.
Une phase de tests d'émission-réception est indispensable avant la bascule. JTEC Conseil recommande un cycle de tests de quatre semaines : émission vers un client pilote, réception depuis un fournisseur pilote, contrôle de la cohérence avec le Fichier des écritures comptables (FEC).
La formation des équipes administratives et commerciales aux nouveaux statuts (déposée, refusée, encaissée, litigieuse) et au cycle de vie d'une facture électronique fait partie intégrante du chantier projet.
Sanctions, contrôle fiscal et risques sur la TVA déductible
L'article 1737 du Code général des impôts encadre les sanctions : 15 € par facture émise hors plateforme agréée, plafond 15 000 € par année et par entreprise. 250 € par transmission d'e-reporting manquante, plafond 45 000 € par année.
Le risque le plus grave pour le dirigeant n'est pas l'amende mais le rejet de la TVA déductible sur les factures non conformes : une facture reçue hors plateforme à compter du 1er septembre 2026 ne donne plus droit à déduction au sens de l'article 271 du CGI.
Le contrôle fiscal sur place sera grandement facilité par la centralisation des flux : le vérificateur dispose en temps quasi réel de l'image consolidée du chiffre d'affaires de l'entreprise via les canaux PDP et PPF.
La piste d'audit fiable (PAF) prévue par l'article 289 VII du CGI demeure obligatoire : tracer chaque facture depuis sa génération jusqu'à son archivage, en passant par la transmission. La PDP peut garantir cette PAF si elle est configurée correctement.
Notre article dédié à l'audit légal et au commissariat aux comptes en PME des Bouches-du-Rhône précise comment le CAC examine désormais le dispositif e-invoicing lors de la certification des comptes annuels.
Accompagnement par un expert-comptable Marseille 13012
JTEC Conseil structure l'accompagnement en cinq phases : audit du circuit factures, choix PDP ou PPF, paramétrage du plan comptable et du logiciel, tests d'émission-réception, formation des équipes administratives.
L'audit initial repose sur un questionnaire de 35 items couvrant la volumétrie, la typologie d'opérations, l'outillage existant, le degré d'automatisation et les contrats fournisseurs déjà signés. Il aboutit à un schéma cible chiffré.
Le paramétrage comptable est mené main dans la main avec l'éditeur du logiciel client : Sage 100, Cegid Quadra, Pennylane, EBP Compta, Ciel ou Comptabilité Expert. JTEC dispose d'experts certifiés sur ces six environnements.
Pour les structures soumises à l'impôt sur les sociétés, comme une SASU à Marseille ou une SARL familiale, le paramétrage prend en compte la spécificité des dividendes versés à l'associé unique et la coordination avec la déclaration 2065.
L'accompagnement est facturé au forfait projet en fonction de la volumétrie facture et du logiciel cible, avec un premier rendez-vous gratuit et sans engagement au cabinet de la rue Saint-Pierre dans le 13012 ou en visioconférence pour les dirigeants éloignés.
Tableau comparatif : PPF (Chorus Pro étendu) vs PDP partenaire
Le tableau suivant synthétise les principales différences entre le Portail public de facturation et une Plateforme de dématérialisation partenaire pour aider une TPE-PME marseillaise à arbitrer son choix.
Critère | PPF (Portail public) | PDP partenaire |
Coût | Gratuit | Abonnement + coût/flux |
Fonctionnalités | Socle de base EN 16931 | Avancées : relances, signature, archivage |
Intégration ERP | Limitée, via API publique | Native, connecteurs Sage/Cegid/Pennylane |
Volumétrie cible | Faible à moyenne (< 100 factures/mois) | Moyenne à forte (> 200 factures/mois) |
Formats supportés | Factur-X, UBL, CII | EN 16931 + extensions sectorielles |
E-reporting | Saisie ou import CSV | Automatique depuis l'ERP |
Archivage probant | 10 ans, norme PPF | 10 ans, NF Z42-013 ou équivalent |
Annuaire entreprises | Consultation centralisée | Consultation centralisée |
Profil cible | TPE et microentrepreneurs | PME, ETI, grandes entreprises |
Pour un dirigeant de TPE-PME marseillaise, l'arbitrage final dépend du retour sur investissement : une PDP coûte entre 0,15 € et 0,80 € par facture émise selon les volumes, mais évite la double saisie et fiabilise l'archivage probant.
Témoignage : un dirigeant de SAS marseillaise accompagné par JTEC
Monsieur G., dirigeant d'une SAS de négoce industriel installée dans le 13013 de Marseille, a confié à JTEC Conseil la préparation de son passage à la facturation électronique en novembre 2025, dix mois avant l'échéance réglementaire.
« Nous émettions 320 factures par mois sous Sage 100 avec un export PDF par e-mail. Le passage à la facturation électronique m'angoissait, surtout sur la compatibilité avec mes vingt-cinq clients industriels les plus importants. »
« Joachim Terdjman et son équipe ont audité mes flux en deux jours et nous ont orientés vers une PDP partenaire intégrée nativement à Sage. Le paramétrage du plan comptable a été refait sur trois semaines, suivi d'un cycle de tests d'un mois avec deux clients pilotes. »
« L'investissement total — paramétrage, abonnement PDP, formation équipe administrative — est rentabilisé en huit mois grâce au temps gagné sur les relances et la suppression de la double saisie comptable. Mon expert-comptable nous a apporté une vraie tranquillité d'esprit à l'approche du 1er septembre 2026. »
Le retour sur investissement constaté sur les huit premiers mois post-bascule confirme l'analyse de cabinet : gain de 9 heures par mois sur le poste administratif et baisse de 22 % des délais de paiement clients.
Questions fréquentes sur la facture électronique
Quelle est la date exacte d'entrée en vigueur de la facturation électronique pour ma TPE ?
À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises établies en France, quelle que soit leur taille, doivent être capables de recevoir une facture électronique. L'obligation d'émettre démarre au 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI, et au 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et microentrepreneurs.
Quelle différence entre PPF et PDP ?
Le PPF (Portail public de facturation) est l'opérateur public gratuit géré par l'État, extension de Chorus Pro. Une PDP (Plateforme de dématérialisation partenaire) est un opérateur privé immatriculé par la DGFiP, qui propose des services à valeur ajoutée moyennant abonnement et coût par flux.
Mon logiciel de facturation actuel sera-t-il compatible ?
La plupart des éditeurs (Sage, Cegid, Pennylane, EBP, QuickBooks, Ciel) proposent en 2026 des modules Factur-X ou des partenariats PDP, et une vérification au cas par cas avec votre éditeur est indispensable. JTEC Conseil réalise cet audit lors du premier rendez-vous gratuit, avec livrable chiffré sous quinze jours.
Quel est le coût pour une TPE marseillaise ?
Pour une TPE émettant moins de 100 factures par mois, le PPF gratuit suffit, avec un investissement limité au paramétrage logiciel (1 000 à 3 000 € selon l'éditeur). Au-delà, une PDP coûte entre 0,15 € et 0,80 € par facture émise, soit 30 à 240 € par mois pour une volumétrie standard.
Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?
L'article 1737 du CGI prévoit 15 € par facture émise hors plateforme agréée (plafond 15 000 € par an et par entreprise) et 250 € par transmission d'e-reporting manquante (plafond 45 000 € par an). Le risque principal reste cependant le rejet de la TVA déductible sur les factures non conformes.
Comment JTEC Conseil accompagne-t-il les TPE-PME du 13012 ?
JTEC propose une mission forfaitaire en cinq phases : audit du circuit factures, choix PDP/PPF, paramétrage comptable, tests d'émission-réception, formation des équipes. Le premier rendez-vous au cabinet ou en visioconférence est gratuit et sans engagement, avec un livrable de cadrage sous quinze jours.
Prendre rendez-vous avec JTEC Conseil
Pour cadrer votre projet de facturation électronique, choisir entre PPF et PDP ou paramétrer votre logiciel comptable, prenez contact avec JTEC Conseil — expert-comptable et commissariat aux comptes à Marseille 13012. Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement.
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